Dans le langage économique, désigne soit un obstacle à la libre-circulation des marchandises entre pays (barrière tarifaire comme un droit de douane, ou barrière non tarifaire comme un quotad'importation, une réglementation sanitaire, environnementale, financière ou autre), soit un obstacle à la création, à la liquidation ou à la transformation d'une entreprise (barrière à l'entrée, barrière à la sortie).
Commentaire: Dans le premier cas (barrière tarifaire ou non tarifaire), les règles commerciales internationales fixées par l' Organisation mondiale du commerce(OMC)et applicables par les pays membres de cette organisation limitent leur utilisation: un pays, par exemple, n'a pas le droit d'imposer unilatéralement des quotas ou des restrictions quantitatives à l'importation, sauf pour une durée limitée et dans certains cas précis (désorganisation forte d'une branche sous l'effet de la concurrence internationale). De même, un pays ne peut relever unilatéralement ses droits de douane. Les barrières à l'entrée désignent tous les obstacles destinés à empêcher un nouveau venu de s'introduire dans la production d'un bien ou d'un service particulier. Ils peuvent être d'origine légale (par exemple, autorisation attribuée par la puissance publique –comme c'est le cas pour l'attribution des licences de débit de boissons et de taxi, ou pour l'ouverture des officines pharmaceutiques– ou protection d'un brevet déposé sur un produit particulier ou une façon de le produire, etc.), mais sont le plus souvent de type économique: par exemple, le niveau élevé de publicité effectué par les fabricants de détergents a pour but d'empêcher un nouveau venu de s'introduire facilement sur le marché, faute de pouvoir s'y faire connaître. Les barrières à l'entrée réduisent donc le niveau de concurrence, ou peuvent même servir à conserver des formes de production monopolistiques. Les barrières à la sortie sont presque toujours économiques: une firme ne peut revendre les actifs qui lui permettaient de produire, si bien que, même si la rentabilité est médiocre, elle est condamnée à poursuivre cette activité. L'existence de barrières à la sortie (par exemple, sous forme d'investissements spécifiques, difficilement revendables) joue le même rôle de dissuasion pour des nouveaux venus potentiels, qui préféreront se lancer dans des activités qu'il leur sera facile de liquider en cas de besoin. D'où, par exemple, le fait que, dans nombre de pays peu industrialisés, la bourgeoisie locale préfère financer des investissements commerciaux ou immobiliers que des investissements industriels, pour lesquels les barrières à la sortie sont importantes en raison de leur caractère très spécialisé (on ne revend pas une presse à injection comme un appartement).