Education: moindre effort
Alternatives Economiques n° 282 - juillet 2009
Rapporté à la richesse produite, l'effort de la France dans le domaine de l'éducation s'est encore réduit en 2007, selon une étude du ministère de l'Education (1). Il ne représentait plus que 6,6% du PIB, contre 7,6% en 1995. Les dépenses ont certes progressé, passant de 111 milliards en 1995 à 125 milliards en 2007 (inflation déduite), mais moins vite que la richesse nationale. Ce phénomène résulte d'un fort ralentissement de la progression des dépenses du ministère de l'Education nationale, insuffisamment compensé par les collectivités territoriales, les entre-prises ou les ménages. L'Etat, qui prenait en charge 71,8% de la dépense nationale d'éducation en 1980, n'en représente plus que 62%. La qualité du système dépend certes au moins autant de la structure des dépenses et de la qualité de la formation dispensée que du niveau de ces dépenses. Mais, là non plus, la France n'est pas bien placée. Les écarts sont considérables entre les filières, en particulier au sein de l'enseignement supérieur: l'Etat dépense 14 000 euros pour un élève de classe prépa, contre 9 000 pour un étudiant de l'université. Une évolution qui a de quoi inquiéter: ces dépenses déterminent la qualité de la main-d'oeuvre de demain…
(1) Note d'information n° 9.13, mai 2009, disponible sur www.education.gouv.fr
Alternatives Economiques n° 282 - juillet 2009
Notes
(1) Note d'information n° 9.13, mai 2009, disponible sur www.education.gouv.fr
-
Abonnement et réabonnement
-
J'achète un numéro -
Inscription à la newsletter -
Forfait de consultation de 30 articles pendant 48H -
Mon espace personnel
















Commenter cet article





