Energie: l'investissement vert décroche
Alternatives Economiques n° 282 - juillet 2009
La récession mondiale est-elle une bonne nouvelle pour le changement climatique? Pas vraiment, observe un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) consacré à l'impact de la crise sur l'investissement dans l'énergie (1). A court terme, le ralentissement va limiter la hausse des émissions de CO2, mais sur la durée, la crise pourrait provoquer l'effet inverse. Ainsi, la demande mondiale d'électricité devrait baisser de 3,5% en 2009, une première depuis la Seconde Guerre mondiale. Ce qui va entre autres se traduire par une chute de l'investissement dans les capacités électriques d'origine renouvelable (éolien et solaire). L'investissement dans les renouvelables représente un coût initial élevé avec des taux de retour relativement longs. Alors qu'il avait crû ces dernières années de 85% par an, il devrait être, en 2009, de 38% inférieur à son niveau de 2008, estime l'AIE. La raréfaction du crédit va également affecter l'investissement dans les économies d'énergie, tant à la source (en différant par exemple le remplacement de centrales à charbon "sales") que du côté des usages finaux. Au niveau mondial, 5% du montant total des plans de relance des Etats concernent l'énergie propre et les économies d'énergie, indique l'AIE, qui appelle les gouvernements à quadrupler leur effort.
(1) "The Impact of the Financial and Economic Crisis on Global Energy Investment", AIE, mai 2009. Résumé disponible sur www.iea.org/Textbase/Papers/2009/G8_investment_ExecSum.pdf
Alternatives Economiques n° 282 - juillet 2009
Notes
(1) "The Impact of the Financial and Economic Crisis on Global Energy Investment", AIE, mai 2009. Résumé disponible sur www.iea.org/Textbase/Papers/2009/G8_investment_ExecSum.pdf
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