General Motors: anatomie d'une faillite
Alexis Canuet
Alternatives Economiques n° 282 - juillet 2009
A court de liquidités depuis la crise économique et financière, General Motors s'est placé sous la protection du code américain des faillites. Avec la baisse de ses ventes conjuguée à des coûts fixes stables, le constructeur américain a accumulé des pertes colossales, qui se reflètent au bilan par des capitaux propres négatifs abyssaux.
1er juin 2009, General Motors (GM), à court de liquidités, demande la protection du tribunal des faillites de New York. Le constructeur, qui a régné sur l'automobile mondiale pendant soixante-dix-sept ans, n'a pas d'autre choix. Cette faillite est la condition posée par le gouvernement américain à la recapitalisation massive du groupe par de l'argent public. 30 milliards de dollars ont été promis, qui doivent permettre une profonde restructuration du groupe et assurer ainsi sa survie. Cette chute permet de mesurer à quel point les volumes et la rentabilité sont deux affaires distinctes. A première vue, la situation de General Motors ne semblait en effet pas si catastrophique. Rien qu'en 2008, le groupe a vendu plus de 8 millions de véhicules dans le monde.
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