Les atouts et limites du modèle coopératif
Ivan du Roy
Santé & Travail n° 077 - janvier 2012
Dans les sociétés coopératives et participatives, l'association des salariés aux choix économiques facilite l'amélioration des conditions de travail. Mais les contraintes du marché pèsent aussi, limitant le débat sur le travail lui-même.
Les sociétés coopératives et participatives (Scop) [1] connaissent un regain d'intérêt. On en compte plus de 1 900 en France, employant près de 40 000 salariés. Leur particularité ? Les salariés peuvent en devenir " sociétaires ", en acquérant une part sociale de la coopérative. Ils ont alors la possibilité d'élire leurs dirigeants et de participer aux prises de décision sur l'évolution de l'entreprise. Chaque sociétaire dispose d'une voix, quel que soit le montant de sa participation financière. Autre spécificité : la richesse produite est redistribuée à la source. Les bénéfices sont répartis entre les réserves " impartageables " de l'entreprise, la participation et l'intéressement dont profitent les salariés et, enfin, les dividendes qui rémunèrent les sociétaires.
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