Malaise à l'hôpital
Santé & Travail n° 066 - avril 2009
- Malaise à l'hôpital
- L'excès de procédures nuit à la sécurité des patients
- Un personnel soignant désorienté
- Une perception dégradée des conditions de travail
- Mieux organiser les soins pour améliorer le travail
- A Landerneau, l'hôpital psy soigne aussi le travail
- Alertes tous azimuts des CHSCT
- Dégager des temps et des lieux d'échanges
Des photos d'infirmières qui s'activent, débordantes de dévouement, des clichés de blouses blanches, bleues, vertes penchées sur la souffrance, les banques d'images en ont à revendre. Nous la tenions, notre une! Et puis, finalement, non. En relisant ces pages, il est devenu évident qu'il fallait illustrer autrement ce dossier consacré aux conditions de travail à l'hôpital. ...
La multiplication des règles et des contrôles finit par se retourner contre la sécurité des patients. Eviter les excès de zèle, encourager les échanges sur les incidents et favoriser l'élaboration collective de solutions sont des chemins plus sûrs.
Pour les salariés du secteur hospitalier, l'intensification du travail ne se traduit pas seulement par une course contre la montre. Elle s'accompagne également d'une perte de repères sur la finalité du travail, tout aussi épuisante.
Efforts physiques accrus, rythmes plus contraignants, impression d'un manque d'effectifs… Selon deux enquêtes, menées en 1998 et 2003, la perception que le personnel hospitalier a de ses conditions de travail s'est dégradée. Malgré des points positifs.
Apporter des réponses opérationnelles, et non comptables, aux dysfonctionnements de l'organisation des soins à l'hôpital peut permettre d'améliorer la qualité du service rendu aux patients, mais aussi les conditions de travail des personnels.
Dans le Finistère, le mode de fonctionnement adopté par l'hôpital psychiatrique de Landerneau permet d'impliquer les patients dans le travail de soins et d'associer le personnel hospitalier à son élaboration. Une démarche exigeante mais bénéfique.
Afin de dénoncer les risques liés au manque d'effectifs, de plus en plus de CHSCT hospitaliers lancent des procédures d'alerte pour danger grave et imminent. Une stratégie qui s'est avérée efficace dans certains établissements.
Un tiers des paramédicaux hospitaliers lâchent leur métier avant la retraite. Médecin du travail et responsable de l'enquête Presst-Next, Madeleine Estryn-Behar analyse les causes de ces défections et suggère quelques remèdes.
Santé & Travail n° 066 - avril 2009
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