Protection sociale: la Sécu dans le rouge
Le déficit de la Sécurité sociale s'est établi à 10,2 milliards d'euros en 2008 et devrait atteindre les 20 milliards en 2009. Ces mauvais chiffres ne sont pas liés à une dérive des dépenses, mais à une brutale diminution des recettes. Celles-ci proviennent en effet toujours pour l'essentiel de cotisations sur les salaires. Or, la masse salariale a moins augmenté que prévu en 2008 (+ 3,6%, contre + 4,25% attendus) et elle devrait diminuer en 2009 (- 1,25%), avec pour effet une perte de recettes de 8 milliards d'euros.
Cet écart entre la dynamique des dépenses et celles des recettes est conforme au rôle de "stabilisateur automatique" qu'on attend de la Sécurité sociale en période de crise. Il pose néanmoins la question du retour à l'équilibre après la crise. Le gouvernement exclut toute augmentation des cotisations sociales ou de la CSG. Il privilégie la maîtrise des dépenses, notamment en étendant la possibilité de suspendre les indemnités journalières des salariés en arrêt maladie en cas d'abus relevé par un médecin envoyé par l'employeur.
















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