Une "grande transformation" s'impose
Dominique Plihon, Jean-Marie Harribey
Alternatives Economiques Poche n° 038 - avril 2009
La crise n'appelle pas une simple moralisation du capitalisme. Elle constitue une occasion historique pour mettre en place une nouvelle forme d'organisation économique, dans laquelle la finance serait au service de la société et la mondialisation plus solidaire et plus respectueuse de la planète.
Il y a deux interprétations de la crise. Selon le cercle des économistes qui ont pignon sur rue, elle serait liée à un déficit de régulation financière qu'il suffira de combler. Selon notre analyse, cette crise est systémique, car elle touche les fondements du capitalisme mis en place depuis les années 1970. Elle remet en cause le paradigme néolibéral qui a abouti au laisser-faire des Etats face au développement explosif de la finance mondiale. Elle est globale par son ampleur, sa généralité et la rapidité avec laquelle elle a gagné tous les secteurs importants de la finance, de l'économie et tous les pays du monde, qu'ils soient développés, émergents ou plongés dans la pauvreté.
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